|
La Restauration des Oeuvres
|
| |
Au musée Carnavalet, les salons La Rivière bientôt retrouvés
|
|
| |
 |
La Ville de Paris, avec le soutien de la Société des Amis du Musée Carnavalet, poursuit le programme de restauration des décors de Charles Le Brun.
La Ville de Paris continue sa politique de mise en valeur et de protection du patrimoine monumental et muséographique parisien en poursuivant la remise en valeur des salons La Rivière. Après la restauration de son plafond, réalisé lors d’une précédente campagne, le cabinet doré est aujourd’hui l’objet d’une importante intervention, destinée à lui rendre tout son éclat, commencée en janvier 2005 et qui doit se poursuivre encore pendant plusieurs mois. Les travaux en cours étant visibles du public, le visiteur peut néanmoins profiter de l’un des plus beaux décors parisiens, contemporain de Madame de Sévigné, la plus illustre des locataires de l’hôtel Carnavalet.
|
|
| |
Les salons La Rivière parmi les plus beaux du temps de Madame de Sévigné…
La grande chambre et le cabinet doré, dits salons La Rivière, forment sans conteste l’un des plus remarquables ensembles décoratifs du musée Carnavalet et prennent valeur de symbole pour avoir été les premiers décors déplacés puis remontés dans un musée, ce dès 1872. Ces deux décors proviennent de l’hôtel de la place Royale (aujourd’hui 14, place des Vosges) que l’abbé La Rivière, évêque de Langres, fit réaménager, lorsqu’il l’acquit, en 1652. Il fit appel à l’architecte François Le Vau (1612-1676) et au peintre Charles Le Brun (1619-1690). Ce dernier allait réaliser là l’un de ses premiers grands décors, qui fut suffisamment remarqué pour inciter Fouquet à lui confier la maîtrise du chantier de Vaux-le-Vicomte, entraînant plus tard sa participation aux travaux de Versailles. Les grandes compositions mythologiques encadrées de stucs, les lambris aux riches motifs peints ou dorés, font des salons La Rivière un exemple très représentatif de l’art décoratif parisien du milieu du XVIIe siècle. |
|
| |
….mais ils ont subi l’épreuve du temps
Les nombreux accidents, déformations, lacunes survenus lors de la dépose et du remontage des décors, au XIXe siècle, un encrassement généralisé, le vieillissement des restaurations anciennes, nécessitaient une nouvelle restauration d’envergure.
L’originalité de Carnavalet
C’est à l’instigation du baron Haussmann qu’en 1866 l’hôtel Carnavalet fut acquis par la Ville en vue d’y installer un musée destiné à conserver la mémoire du Vieux Paris alors en pleine transformation. Ouvert en 1880, le musée rappelle l’histoire de la capitale des origines à nos jours. Il fut le premier à remonter des ensembles décoratifs complets provenant d’édifices parisiens détruits ou transformés pour former ce que les anglo-saxons appellent des period rooms. Parmi eux, les salons La Rivière sont à la fois les plus anciens et les plus remarquables.
|
|
| |
Les salons La Rivière bientôt retrouvés
L’action de la Ville de Paris permettra bientôt aux Parisiens, usufruitiers de ce patrimoine, et aux autres visiteurs, de redécouvrir dans tout leur éclat ces décors prestigieux.
|
|
| |
 |
Investissement pour la restauration des salons La Rivière
Budget 2005/2006 alloué par la Ville de Paris : 400 000 €
Mécénat des Amis du Musée Carnavalet
En 1996 pour le plafond : 230 160 €
En 1999 pour les boiseries : 183 945 € |
|